Historique

 

     CRÉATION DU CORPS DE SAPEURS-POMPIERS DE MANTES :

Le 24 messidor an X (9 juillet 1802), le maire prend un arrêté qui concerne l’organisation de la compagnie des gardes-pompiers volontaires pour le service des incendies L’effectif actuel, est reconnu insuffisant pour remplir ce service, il devient donc nécessaire de former une compagnie de gardes-pompiers composée de 20 hommes au moins. Elle comprendra un capitaine commandant, un lieutenant, un sergent , trois caporaux, et quinze sapeurs, au total 21 hommes. Les gardes-pompiers porteront dans l’exercice de leurs fonctions un casque ayant une plaque de cuivre sur laquelle seront gravés en gros caractères ces mots : "VOLONTAIRES-POMPIERS DE MANTES". Chaque casque sera fourni des deniers communaux.

Il seront dispensés de faire un service habituel ou extraordinaire dans la garde nationale ; il auront le droit, dans l’exercice de leurs fonctions, de requérir, d’après les ordres et au nom de leur commandant et sous la surveillance du maire ou de ses adjoints, tous maçons, tous charpentiers, couvreurs, plombiers et autres ouvriers et artisans pour les aider à éteindre le feu et d’empêcher que celui-ci ne se communique aux bâtiments voisins de ceux où existera l’incendie.

Les dits ouvriers devront veiller à la conservation des échelles, cordages, seaux, crocs et autres équipages utiles au service de l’extinction des incendies comme aussi de faciliter la manœuvre de la pompe, mettre en sûreté tant les bâtiments incendiés que les voisins et enfin de travailler au déblaiement des décombres après que le feu soit éteint.

L’entretien du matériel, ses répartitions seront effectués par les gardes-pompiers qui seront indemnisés et payés de leurs salaires et fournitures par la ville . Ils seront tenus une fois par trimestre de l’exercice de la pompe, l’attaque du feu et les différentes manœuvres en présence du maire. Ils devront être prêts, soit de jour, soit de nuit, à porter les secours nécessaire pour arrêter les effets des incendies et de transporter, au premier coup de cloche ou de tambour annonçant l’alarme, la pompe et ses agrès à l’endroit du feu pour y être par eux utilisés. Ainsi naquit le corps des sapeurs-pompiers de Mantes ...

       LA SUBDIVISION MANTAISE :

       Naissance de la première caserne.

En 1898, la subdivision de Mantes comprend 41 hommes dont 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 2 sergents, 4 caporaux, 1 tambour, 1 clairon et 31 sapeurs. Le conseil municipal s’engage, par période quinquennale, à subvenir aux frais occasionnés par la compagnie. L’espace libre sous la tour Saint-Maclou a toujours intéressé nos édiles qui voulaient l’utiliser au mieux des intérêts de la commune ; aussi le 16 octobre 1899, il fut transformé en remise pour les pompes à incendie.

Le 12 mars 1901, le conseil est informé que le montoir (tour de manœuvre) des pompiers, installé dans l’ile-aux-dames pour les exercices d’entraînement, ne présente plus de garanties suffisantes de solidité pour continuer les manœuvres, la charpente est vétuste. Étant hors d’usage il est décidé de sa démolition.

Ce n’est qu’un an plus tard que le conseil le fait remplacer par un nouvel appareil qui sera élevé, place de Lorraine. Il sera inauguré le 14 juillet 1902.

... et à Gassicourt ...

Comme dans toutes les communes rurales, Gassicourt possédait sa "subdivision" de sapeurs-pompiers, crée le 13 août 1876, avec un effectif fixé à 10 hommes y compris l’officier, tous volontaires, habillés et équipés aux frais de la commune ; ils recevaient annuellement chacun une somme de 10 francs, et disposaient déjà d’une pompe à incendie acquise par la commune au début de l’année. Il existe aussi maintenant une protection sociale pour les sapeurs, car, depuis le 10 octobre 1883, il a été créé dans la commune, une société de secours mutuels, en faveur des pompiers.

Étant donné la faiblesse de ses effectifs et de son matériel, le corps des sapeurs-pompiers gassicourtois s’intégrera progressivement à celui de sa grande voisine qui répondra toujours à ses appels, et qui l’absorbera complètement, lorsque les deux communes décideront de s’unifier en 1930.

Mantes la ville se préoccupait également de se doter d’un matériel puissant de secours contre le feu, d’où l’acquisition d’une auto pompe le 14 mars 1922.

Modification de la tenue :

Par arrêté du ministre de l’ Intérieur du 28 juillet 1925, la tenue des pompiers est modifiée : les cottes de maille, pompons, plumets, épaulettes et sabres sont supprimés. Nos pompiers furent-ils touchés par cette mesure simplifiant leur tenue d’apparat? en avaient-ils seulement une, nous l’ignorons. L’achat d’un véhicule de premiers secours est décidé le 26 mars 1926, il s’agit d’une moto pompe qui sera de la marque de Dion, son débit sera de 25 m3 à l’heure.

Les pompiers dans la guerre : "Sauver ou périr":

Chaque pompiers mantais allait pouvoir faire sienne cette fière devise, devant la confrontation armée qui s’amplifiait au début de l’année 1940 et dont Mantes et Mantes la ville devaient, comme bien d’autres, subir les néfastes retombées.

Lorsque le dimanche 9 juin 1940 à 17h30, l’ordre officiel d’évacuation parvint à la préfecture, nos pompiers, avec tout leur matériel, passèrent la nuit à Soindres et revinrent le lendemain jeter un dernier coup d’œil en ville pour partir pour l’exode.

Dès leur retour, au début de juillet, ils participèrent au déblaiement des décombres dans différents quartiers de la ville. La vie reprit son cours tant bien que mal ; en ce début d’occupation la presse ne relate pratiquement pas la vie de nos pompiers et ne signale que quelques interventions spectaculaires, notamment l’incendie qui détruisit complètement le dimanche 16 juin 1941, le moulin De Seine à Mantes la ville, faisant 2 millions de dégâts ; 600 quintaux de farine partirent en fumée ce jour-là .

Le 22 mai 1942 le conseil municipal de Mantes la jolie décide, après rapport de monsieur Durand, conseiller municipal, l’acquisition :

* d’une motopompe Guinard d’un débit de 100000 litres ;

* de deux autopompes de premiers secours Delahaye, dont une portant une échelle de 24 mètres ;

* d’une lance-pilote avec produits nécessaires pour combattre les incendies de péniches ou d’automobiles ;

* de 1000 mètres de tuyaux de toile

Mantes-Gassicourt est en effet le chef-lieu de 9 secteurs comprenant 122 communes.

Le 29 juillet 1942, un communiqué de la mairie rappelle à nouveau que tous les greniers et les combles doivent être débarrassés de toutes matières inflammables et pourvus d’une réserve de sable, d’eau et d’outillage.

Toutes ces mesures seront réalisées immédiatement car les forces d’occupation menacent de prendre des sanctions en cas de mauvaise volonté ou de négligence notoire.

Le 15 mai 1943, une importante réunion provoquée par le commandant Quinette, inspecteur départementale des services de protection contre l’incendie, se tient à Mantes-Gassicourt, pour étudier la fusion des subdivisions de sapeurs-pompiers de l’agglomération et la création d’une permanence.

Si Limay est favorable au projet envisagé, par contre Mantes la ville y est hostile et l’avait fait savoir dès le 13 mai en séance du conseil municipal. "La ville a consenti d’assez fortes dépenses pour son matériel d’incendie et tient à conserver sa subdivision" (les pompiers menacent de démissions partielles).

D’ailleurs, le Maire avait protesté contre le fait qu’à deux reprises la commune n’a pas été avertie d’incendies éclatant sur son territoire, sinistres que venaient combattre les pompiers de Mantes, alertés téléphoniquement par les intéressés.

Mantes la ville tient toujours à se démarquer de sa grande sœur voisine.

Magnanime, le conseil adresse ses remerciements et ses félicitations au nom de la commune à l’unité mantaise pour sa participation à la lutte contre les deux incendies qui se sont déclarés à la Cellophane, coup sur coup, sur deux foyers distants l’un de l’autre de 150 mètres, dans la nuit des samedi et dimanche 9 mai 1943. Ce qui ne l’empêchera pas d’informer le préfet que Mantes la ville ne saurait assurer les dépenses résultant des déplacements des subdivisions de Saint-Germain, Enghien, Mantes, etc..., lors de ces incendies.

Le 26 juin 1943, le conseil municipal de Limay approuve le projet de rattachement à Mantes du corps des sapeurs-pompiers de Limay, qui conservera son officier et ses cadres en une seule compagnie qui n’aurait à intervenir qu’au cas où le sinistre prendrait de trop grandes proportions.

Le montoir d’exercices des sapeurs-pompiers de Limay placé près de l’église, qui n’est plus d’aucune utilité et nuit à l’esthétique de la place et de l’édifice du culte, sera démoli.

L’année 1944 qui sera celle de la destruction du patrimoine historique mantais, permettra cependant à nos pompiers, sollicités de plus en plus, de mettre à contribution le matériel que les municipalités prévoyantes leur avaient octroyé.

Le 22 janvier 1944, le conseil municipal de Mantes-Gassicourt donne son accord pour l’achat d’une nouvelle autopompe et d’un fourgon. Le centre principal d’incendie mantais, qui est le plus important du département de Seine et Oise, au point de vue du territoire rattaché, puisqu’il comprend 133 communes, disposera prochainement d’un piquet permanent de 8 à 10 hommes, pompiers professionnels.

Le 9 février 1944, Mantes la ville complète son équipement par l’achat d’une moto-pompe destinée à combattre les petits sinistres, 200 mètres de tuyaux de refoulement, ainsi que 10 lances de diamètres différents. Cette moto-pompe sera tractée en remorque derrière une voiture, ou bien à bras.

A Mantes-Gassicourt, le 10 juin, il est annoncé que l’effectif de la nouvelle compagnie sera porté à 51, cadres compris. Cette décision est prise sur la proposition du Commandant inspecteur départemental des sapeurs-pompiers de Seine et Oise et motivée par l’importance du centre de défense contre l’incendie et la fréquence des bombardements aériens subis par la localité.

Le 9 août, le conseil municipal décide l’acquisition d’une moto-pompe de 1er secours, et d’un fourgon. Ces acquisitions sont nécessitées par le remplacement du matériel détruit au cours des bombardements. De plus, suivant la demande faite par le Préfet, un poste de 8 sapeurs-pompiers professionnels est créé à compter du 1er juillet 1944 "afin d’assurer la rapidité de départ des premiers secours".

La guerre terminée, les pompiers peuvent enfin se consacrer à des tâches plus pacifiques, que n’exclut cependant pas le danger permanent représenté par la lutte contre le feu.

LE CONGRES DES SAPEURS-POMPIERS :

Le dimanche 20 septembre 1946, se tient l’assemblée générale annuelle de l’union des sapeurs-pompiers de Seine et Oise, amenant à Mantes plusieurs centaines de ces membres. Dans la matinée, avenue de la République, son alignés pompes et fourgons dans lesquels la plupart des pompiers sont venus.

Cet impressionnant matériel dont les cuivres brillent au soleil sera visité à l’issue du déjeuner réunissant les personnalités au Rocher de Cancale, Préfet en tête, qui présidera ensuite, en présence d’une foule nombreuse, les démonstrations. Beau et intéressant spectacle qui suscite les applaudissements de la foule, et c’est la dislocation. Il faudra attendre plusieurs années pour que Mantes connaisse une semblable journée.

DISPARITION DE LA POMPE A BRAS :

Le 30 décembre 1947, la vieille pompe à bras, devenu sans utilité, est mise en vente ; le train de roues est vendu 3000 francs, la bâche en cuivre rouge sera cédée séparément.

Ainsi disparut pour une question pécuniaire et probablement un manque de place, ce témoin d’un passé glorieux.

LE CORPS DES SAPEURS-POMPIERS DE MANTES LA VILLE :

Toujours soucieuse d’apporter son soutien à la subdivision de sapeurs-pompiers volontaires à laquelle elle tenait, la municipalité ne ménage pas ses efforts financiers pour la doter des équipements nécessaires à son existence.

La guerre, (et particulièrement l’année meurtrière de 1944), donne à ces hommes des deux communes confondues, ayant à leur tête le lieutenant Bacon, au corps depuis le 1er novembre 1934, l’occasion de montrer leur savoir-faire pendant les bombardements aveugles qui ne faisaient pas de discrimination entre les deux Mantes.

A noter que le conseil municipal du 15 décembre 1942, qui avait décidé le 29 mai précédent un renforcement de l’effectif en portant à 25 le nombre des membres de la subdivision, adhère au service départemental de secours contre l’incendie à partir du 1er janvier 1943.

La guerre terminée, le corps des sapeurs-pompiers retrouve les missions pour lesquelles il a été formé : la prévention et la lutte contre l’incendie. Pour combattre ce fléau l’équipement est continuellement renouvelé ou complété, une tour de séchage sera même prévue au stade municipal en 1950 ; l’autopompe sera révisé, elle en a bien besoin car elle est garée dans un local (une ancienne forge) qui lui sert de remise et n’est pas à l’abri des intempéries ; lors d’un incendie, la voiture a mis 2 heures avant de démarrer.

Pour remédier à cette situation, un conseiller municipal demande l’aménagement d’un poste de pompiers sur un terrain de la rue Constant-Gautier. Ce n’est que le 24 février 1956, soit près de 3 ans plus tard que la ville achète une propriété sise à l’angle de la rue des Deux-Gares et du boulevard Salengro, afin de grouper le matériel, dont le fameux fourgon-pompe.

Le 29 mars 1957, le conseil municipal donne son accord pour l’achat d’une camionnette Juvaquatre Renault, datant de 1954. Le matériel sera complété en 1960 par l’achat d’un fourgon pompe de premiers secours. Ce sera la dernière acquisition au profit des pompiers de la commune, car le 24 avril 1961, le conseil municipal dissout la subdivision qui prendra effet le 1er avril 1961. Le corps de Mantes la Ville sera rattaché à celui de Mantes la Jolie.

Le centre principal de Mantes la Jolie rayonne maintenant sur 8 centres secondaires qui sont :

Bonnières, Bréval, Septeuil, Meulan, Les Mureaux, Magny, Houdan et Maule. Ces centres ont recours à Mantes en deuxième appel. Indépendamment des interventions locales, le centre de Mantes est ainsi amené à intervenir dans 135 communes.

LES CHEFS DE CORPS :

Émile Bourillon, de 1909 à 1925 ;

Gaston Rollin, de 1925 à 1938 ;

Jules Haldebique, de 1938 à 1963 ;

Marcel Deutsch, de 1963 à 1975 ;

Jean-Claude Opresco, de 1976 à 1986 ;

Gilles De Bouteiller, de 1986 à 1999.

Francis Lassiette, depuis 1999.

 

LES POMPIERS " JUMELÉS " :

Après l’accueil et les amicales prises de contact avec leurs collègues de Schleswig (Allemagne), les pompiers mantais avaient mis sur pied, pour l’après-midi du samedi 23 mai 1964, un important programme de manœuvres démonstratives, sur l’île aux Dames.

Une cinquantaine de pompiers participèrent aux différentes manœuvres, effectuées à l’aide du matériel moderne équipant le centre de secours de Mantes, mis en œuvre sous la direction du lieutenant Deutsch.

LES HOMMES GRENOUILLES :

Depuis le 1er octobre 1966, les pompiers de Mantes, dont l’effectif est de 30 professionnels et 38 volontaires, possèdent une section de plongeurs composée de 3 jeunes sapeurs-pompiers professionnels ayant passé avec succès leur brevet d’aptitude de plongeur autonome et dotés de tout le matériel nécessaire.

L’équipe est en mesure d’intervenir rapidement lors des noyades et de rendre de précieux services à la navigation en Seine, pour colmater les brèches, participer au renflouement des péniches ou bateaux de plaisance, recherches diverses dans le fleuve.

DES NOUVEAUX VÉHICULES :

Le 2 mars 1967, le Maire remet officiellement un nouveau véhicule au centre d’incendie. Il s’agit d’un fourgon pompe tonne Berlier du type GAK 18. Il peut débiter 1000 litres à 15 bars et possède une autonomie de 3000 litres d’eau.

Le 29 mars 1969, arrivée d’un nouvel engin. Il s’agit d’un camion grue, à moteur de 180 chevaux d’une possibilité de levage de 10 tonnes à 6 mètres et doté d’un cabestan pouvant tracter une charge de 20 tonnes à 50 mètres de distance.

En mars 1971, nos pompiers en tenue de feu ou de sortie, partent en cortège dans la discipline, en compagnie de leurs collègues de Poissy et d’ Argenteuil, vers Orvilliers où ils espèrent pouvoir remettre une lettre revendicative au Président de la République.

Refoulés courtoisement par les gendarmes, ils se rabattent sur le député de l’arrondissement, Mr Ribes. Le député assura ses interlocuteur de sa sympathie et s’engagea à transmettre la lettre des sapeurs-pompiers au Président de la République, Georges Pompidou.

VERS UNE NOUVELLE CASERNE :

Les locaux s’étant révélés trop étroits, que se soit du point de vue du rangement du matériel ou logement des hommes de service, la construction d’une nouvelle caserne sur le sommet de la colline de Magnanville, à gauche de la route départementale 928, et attendue avec impatience par les hommes du feu, ainsi que par les autorités responsables.

C’est le samedi 16 décembre à 11h30 que la première pierre fut posé, événement souligné "d’historique pour le centre de secours" par le capitaine Deutsch. En effet, c’est pour lui le plus beau cadeau qu’on pouvait lui faire à quelques années de la retraite.

L’inauguration a lieu le 18 octobre 1975, M. Jean Brenas, Préfet des Yvelines, qu’accompagnaient Mr Jean-Paul David, Président du District, Maire de Mantes la Jolie, le colonel Ricard, inspecteur départemental, le capitaine Deutsch, commandant du centre, de nombreuses personnalités, ainsi qu’une délégation allemande des sapeurs-pompiers de Schleswig, inaugurait le centre de secours et d’incendies implanté sur le territoire de Magnanville.

Le Maire, Mr. Riffaud, souhaita la bienvenue aux visiteurs. La caserne portera le nom de l’ancien directeur départemental, décédé en 1962 : "Centre André Quinette".

Ce service public mis en place par le District Urbain et le service départemental de secours et de lutte contre l’incendie des Yvelines, comprend 4 parties :

* le bâtiment technique et garage (remise : 3000m²)

* le bâtiment administratif

* les aires de manœuvres, évolution, de sport et de parking

* les bâtiments d’habitation (60 appartements du studio au F6)

* un gymnase, depuis 1995

L’effectif, à la date de l’inauguration est de 74 sapeurs-pompiers professionnels et de 29 sapeurs-pompiers volontaires.

LES POMPIERS EN DEUIL :

A peine 2 mois après l’inauguration, le capitaine Deutsch, commandant du corps, décédait le 15 décembre 1975 des suites d’un accident survenu en novembre. Chef dynamique, compétent, homme de grand cœur, animé d’un grand dévouement et ayant le sens du service public, sa disparition fut unanimement regrettée. Il fut remplacé par le capitaine Opresco, au cours de la cérémonie qui se déroula le vendredi 28 mai 1976 au centre principal de Magnanville. Le Président du District remit le drapeau de l’unité au capitaine nouvellement nommé qui, lui-même, avait reçu des mains du lieutenant Lemarchand la fourragère, symbole de la conduite exemplaire du corps lors de la dernière guerre.

LE SMUR (SERVICE MÉDICAL D’ URGENCE ET DE RÉANIMATION) :

Au début de juillet 1976, le centre s’enrichit d’un VSAB (Véhicule de Secours aux Asphyxiés et Blessés) équipé de matériels performants. Un SMUR dépendant du SAMU 78 y fonctionna plusieurs années avant d’être transféré au centre hospitalier François Quesnay.

DES NOUVEAUX VÉHICULES :

L’année 1977 sera marquée par l’arrivée au centre de secours d’un nouveau camion grue monté sur un châssis Saviem à cabine surbaissée. Elle possède une force de levage de 23 tonnes.

En juin de la même année, un VSR (Véhicule de Secours Routiers) sur châssis Mercedes aménagé "sur mesures" est mis en service.

Un an plus tard, le parc s’enrichira d’un camion avec citerne amovible de 7250 litres.

UN RENFORT DE " CHOC " :

En avril 1979 disparut un monopole jusque là réservé aux hommes, avec l’arrivée de deux pompiers féminines ayant la vocation de servir dans les rangs des hommes du feu.

UNE ÉQUIPE CYNOPHILE :

A partir du 10 juin 1984, le centre principal de secours de Magnanville dispose d’une équipe cynophile opérationnelle de recherche et de sauvetage en décombres, première du genre, au niveau départemental. Le chien, un superbe et puissant berger allemand nommé Téreck et son maître Jean-Claude Rebout, sapeur-pompier professionnel, titulaire du diplôme de maître-chien de recherches et de sauvetage en décombres participeront à de très nombreuses missions (ainsi qu’au Mexique et en Arménie lors des tremblements de terre). Notre pompier quadrupède et son maître sauveront ainsi de nombreuses vies.

LES CADETS PRÉPARENT L’AVENIR :

Pour préparer les jeunes à leur futur métier, le District a créé une section de cadets recrutés dès l’âge de 12 ans. Ils sont formés et entraînés jusqu'à 16 ans où ils deviennent en générale pompiers volontaires et à partir de 18 ans pompiers professionnel après obtention d’un concours.

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